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Salmonelle : Leclerc a vendu des produits Lactalis, malgré le rappel

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Salmonelle : Leclerc a vendu des produits Lactalis, malgré le rappel

Message  tisiphoné le Mar 9 Jan - 17:23

09.01.2018


Le numéro un français de la grande distribution a continué à vendre des laits infantiles de l'usine de Craon, malgré le rappel de ces lots par Lactalis.



L'enseigne a peut-être vendu des produits contaminés par des salmonelles. Le premier groupe français de grande distribution, E.Leclerc, a reconnu mardi avoir vendu des reliquats de produits Lactalis concernés par le rappel du 21 décembre dans certains de ses magasins. Malgré l'application de cette mesure de rappel à la suite de la découverte d'une contamination aux salmonelles, « il apparaît que 984 produits ont malgré tout été vendus après le rappel dans plusieurs magasins », indique dans un communiqué le distributeur, sans localiser les points de vente concernés.

E.Leclerc explique avoir constaté le problème après avoir procédé à « un audit interne de vérification de la bonne application des mesures de retrait des produits de l'entreprise Lactalis » à la suite d'un problème identifié dans le magasin E.Leclerc de Seclin (nord de la France). Les centres E.Leclerc procèdent à « un audit des procédures afin d'identifier précisément les raisons de ce dysfonctionnement et de mettre en place les mesures correctives nécessaires », ajoute le groupe, qui dit avoir informé « l'administration compétente ». Le distributeur affirme avoir identifié les consommateurs ayant acheté les produits et « les directions des magasins les contactent actuellement individuellement ». Un numéro vert 01 71 53 51 20 a été ouvert.

LIRE aussi EXCLUSIF. Salmonelle dans les laits infantiles : une enquête judiciaire ouverte
Retrait massif

De son côté, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a lancé « des investigations » chez le distributeur pour comprendre comment ces produits ont pu être mis en vente, a indiqué à l'Agence France-Presse Loïc Tanguy, directeur de cabinet de ce service de Bercy. « La responsabilité porte sur chaque maillon de la chaîne, chacun a la responsabilité d'informer ses clients et d'arrêter de commercialiser les produits dangereux », a déclaré de son côté le responsable de la DGCCRF. L'organisme public avait mené une enquête nationale pour vérifier que la procédure de retrait et de rappel avait bien été respectée, a-t-il ajouté.

Le 21 décembre, Lactalis a procédé au rappel de l'ensemble de ses laits et autres produits infantiles produits dans son usine de Craon (Mayenne) depuis février 2017 après la découverte d'une contamination aux salmonelles. Un premier rappel de certains lots de laits infantiles avait été décrété le 2 décembre, puis le gouvernement avait annoncé un retrait massif de produits issus de l'usine de Craon le 10 décembre. La bactérie à l'origine de la contamination à la salmonelle de l'usine Lactalis de Craon (Mayenne) est probablement la même que celle qui a frappé le site en 2005, a indiqué lundi l'Institut Pasteur. Au 20 décembre, Santé publique France avait recensé 35 nourrissons atteints de salmonellose en France depuis mi-août, dont 31 ayant consommé un lait infantile de l'usine de Craon.

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Le PDG de Lactalis parle pour la première fois

Message  tisiphoné le Dim 14 Jan - 18:14

14.01.2018

Le discret Emmanuel Besnier, silencieux depuis le début de l'affaire des lots de poudre de lait pour bébé contaminés par des salmonelles, se défend dans Le JDD de tout manquement et promet d'indemniser «toutes les familles qui ont subi un préjudice».

«Vous verra-t-on davantage, désormais?» «C'est déjà le cas en étant devant vous aujourd'hui pour répondre à des questions légitimes. C'était nécessaire.» Il aura fallu une crise sanitaire d'ampleur internationale pour qu'Emmanuel Besnier, PDG du groupe Lactalis, mette fin à des années de silence en accordant une interview au Journal du Dimanche .

L'homme d'affaires, qui se défend de tout manquement, promet d'indemniser «toutes les familles qui ont subi un préjudice». En outre, il indique que 12 millions de boîtes de lait dans 83 pays sont rappelées. Morceaux choisis.

Priorité aux victimes... puis aux équipes

37 bébés sont tombés malades après avoir consommé du lait en poudre fabriqué par Lactalis dans son usine de Craon (Mayenne). «Lorsque nous avons reçu le signalement des autorités, au-delà de la surprise, notre première réaction a été de nous inquiéter des conséquences pour les consommateurs. Il s'agit de bébés de moins de six mois, c'est pour nous, pour moi, une très grande inquiétude», assure Emmanuel Besnier.

«La santé des enfants malades me préoccupe évidemment. (...) Notre priorité a toujours été de gérer la crise et de s'assurer qu'il n'y ait pas de nouveaux enfants malades. (...) On nous dit aujourd'hui que [les bébés contaminés] vont bien, c'est l'essentiel», répète celui qui s'est engagé à «indemniser toutes les familles qui ont subi un préjudice».

» LIRE AUSSI - Lactalis: la salmonelle, accusée numéro un

Emmanuel Besnier accorde aussi une large place à la «défense» des équipes de Lactalis, comme en témoigne la dernière phrase de l'interview: «Je veux continuer à œuvrer avec mes équipes pour préserver cette excellence». Et le patron de glisser: «Nos salariés, qui sont les premiers consommateurs de nos produits, sont très affectés par cette crise. Ils ont été touchés qu'on mette en cause leur probité. Chacun de nous a des proches concernés.»
● Responsable mais pas coupable?

Tout au long de l'entretien, le patron de Lactalis assume ses responsabilités: «nous allons tirer les leçons de cette crise et rebâtir un plan de contrôle sanitaire plus strict, en concertation avec les autorités», «nous nous concentrons sur nos responsabilités et pas sur celles des autres», «notre métier, c'est de mettre des produits sains sur le marché. Si cela n'a pas été le cas, c'est notre responsabilité. Je l'assume».

Sur un des points qui lui vaut le plus de critiques, une accusation de mensonge sur les dates et les lots contaminés, le n°1 répond: «Nous reconnaissons qu'il manquait cinq lots dans le premier fichier que nous avons transmis à Bercy. Cela a été corrigé dès le lendemain. À aucun moment il n'y a eu une intention de cacher les choses».

» LIRE AUSSI - Lactalis touché par la contamination du lait infantile en poudre

Pas question pour autant de parler de culpabilité. Emmanuel Besnier, qui se dit «obsédé» par la question de savoir comment ses produits ont pu être contaminés, considère «qu'il n'y a pas eu de manquement de notre part sur les procédures». «Il n'y aura jamais de risque zéro sur la question de produits qui ne sont pas conformes», plaide le quadragénaire, qui martèle que Lactalis «collaborera avec la justice».
● Un patron secret

Petit-fils du fondateur du groupe, André Besnier, Emmanuel Besnier a succédé à son père Michel Besnier, décédé en 2000, à la tête de l'entreprise. Père de trois enfants, le qaudragénaire est connu pour sa discrétion absolue. Sa devise pourrait être l'une des phrases qu'il prononce dans le JDD de ce 14 janvier: «C'est le travail d'abord, la parole après». En pleine crise, son manque de communication lui est pourtant aujourd'hui reproché.

Ce qui a poussé le PDG à faire son mea culpa. «Nous sommes une entreprise discrète. La famille a grandi dans une culture et de la simplicité et de la discrétion. (...) C'est vrai, je ne suis pas d'une nature expansive. Dans une crise comme celle-là, on cherche d'abord à agir, et peut-être n'ai-je pas pris le temps nécessaire pour expliquer les choses, ce que je fais aujourd'hui».

» LIRE AUSSI - Le très secret empire Lactalis

Emmanuel Besnier insiste sur le fait que «Lactalis ne cache rien aux autorités» et qu'il tiendra son «engagement de communiquer tous les résultats de [leurs] vérifications». Il souligne par ailleurs que si son groupe est «discret», il «ne refuse jamais de discuter avec personne: clients, consommateurs, autorités». «Nous ne faisons pas dans la lumière, mais nous allons à la rencontre des gens. Pour travailler, pas pour être vus», conclut-il.

Avec plus de 60 sites industriels et 15.000 salariés en France, le groupe, dont le siège est basé à Laval, fabrique et commercialise des produits sous les marques Président, Lactel ou encore Bridel. L'usine de Craon, à l'arrêt depuis le 8 décembre (250 salariés au chômage technique et 80 reclassés), devrait encore rester fermée plusieurs mois, selon Emmanuel Besnier.

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