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Bernard, Monique, Jacqueline… Qui sont les protagonistes du drame familial?

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Bernard, Monique, Jacqueline… Qui sont les protagonistes du drame familial?

Message  tisiphoné le Jeu 15 Juin - 21:19

15.06.2017

PORTRAITS Interpellés mercredi, certains membres de la famille Villemin ont été confondus comme étant les « corbeaux » dans la mort du petit Grégory en 1984…



Le petit Grégory, 4 ans, a été retrouvé mort dans la Vologne en 1984.
Mercredi, cinq personnes de l’entourage familial ont été interpellées.
Au moins deux d’entre elles seraient les « corbeaux » de l’affaire.

Un secret de famille alourdi par 32 ans de souffrance. Le procureur général de Dijon, Jean-Jacques Bosc, a indiqué, ce jeudi, qu’au moins deux des cinq membres de la famille Villemin arrêtés mercredi étaient impliqués dans la mort du petit Grégory, 4 ans, en 1984. Elles seraient des « corbeaux », auteurs de lettres de menaces troublantes.

>> Les faits : Le sordide puzzle familial commence à se former

Le procureur a indiqué que les investigations allaient se poursuivre dans les jours à venir. Avec le but de pouvoir traduire un jour en justice « le ou les assassins de ce petit enfant ». Car il en est persuadé : « plusieurs personnes ont concouru à la réalisation du crime. »20 Minutes dresse le portrait de tous les protagonistes de l’affaire.
Infographie sur la famille Villemin.
Infographie sur la famille Villemin. - LAURENCE SAUBADU, VINCENT LEFAI / AFP

Jean-Marie et Christine Villemin, les parents

Epinal (Vosges), le 23 novembre 1984. Christine et Jean-Marie Villemin quelques semaines après l'assassinat de leur fils.
Epinal (Vosges), le 23 novembre 1984. Christine et Jean-Marie Villemin quelques semaines après l'assassinat de leur fils. - Eric Feferberg / AFP

Un jour, Jean-Marie Villemin reçoit un appel anonyme. Le correspondant lui annonce qu’il va brûler sa maison. « Je m’en fous ! », rétorque le père de famille. Le « corbeau » enchaîne en lui disant qu’il va prendre sa femme. « J’en trouverais une autre », répond-il du tac-au-tac. Dans la surenchère, l’auteur de l’appel annonce alors qu’il pourrait enlever Grégory. « Ne fais jamais ça ! », menace-t-il d’une voix blanche.

Cet échange résume à quel point Jean-Marie Villemin idolâtrait son fils. Descendant d’Albert et de Monique Villemin, Jean-Marie est, au début des années 1980, un homme qui a réussi sa vie. Il est le premier à passer « contremaître » à l’usine Auto-Coussin de La Chapelle-devant-Bruyères (Vosges). Il vit dans une belle maison. Avec Christine, son épouse, ils ont « deux voitures », « un canapé en cuir » et surtout « un enfant rayonnant et plein de vie », selon les termes du dossier judiciaire. Cet enfant, c’est Grégory.

Grégory Villemin, le fils

Portrait du petit Grégory Villemin, 4 ans, dont le corps est découvert dans la Vologne le 16 octobre 1984.
Portrait du petit Grégory Villemin, 4 ans, dont le corps est découvert dans la Vologne le 16 octobre 1984. - AFP

Le petit Grégory est âgé de 4 ans quand sa mère le laisse jouer dans un bac à sable devant la maison familiale le 16 octobre 1984. C’est la fin d’une journée d’automne. Il fait un peu frais. Et elle lui enfile un bonnet sur la tête.

Ce bonnet sera toujours sur sa tête quand il sera découvert, mort, vers 21h15 contre un barrage de la Vologne dans le village de Docelles à six kilomètres de là. « Il semblait dormir paisiblement », racontera plus tard un enquêteur. Mais le garçonnet a les pieds et les poings liés et une cordelette autour du cou.

Monique et Albert Villemin, les grands-parents​

Monique Villemin, la grand-mère de Grégory en 1985.
Monique Villemin, la grand-mère de Grégory en 1985. - MARCEL MOCHET / AFP

La scène se passe en octobre 1987. Alors qu’elle se recueille avec son mari sur la tombe de son petit-fils, Monique Villemin prend le temps de répondre aux questions des journalistes venus l’interviewer. Visiblement très émue, elle profite de la présence d’une caméra pour demander aux meurtriers de Grégory de se dénoncer. « C’est pas une vie de vivre comme ça », lâche la dame déjà âgée.

>> Affaire Grégory: La chasse au «corbeau» est rouverte

Ce jeudi, le procureur général de Dijon a annoncé que Monique Villemin était pourtant l’une des « corbeaux » du dossier. C’est elle qui a envoyé une lettre de menaces au juge Simon en 1989. Une lettre qui avait pour objectif d’orienter l’enquête vers les parents de Grégory. « Vas-tu passer 1990 ? Ça, c’est notre affaire ! », annonçait la missive.

Bernard Laroche, le cousin,​ et sa femme Marie-Ange

Bernard Laroche est un cousin de Jean-Marie Villemin. Lui travaille au tissage Ancel, à trois kilomètres de son domicile. Il a épousé Marie-Ange une ouvrière avec qui il a eu un fils, Sébastien, légèrement handicapé par un kyste à la tempe.

Le jour du drame, Bernard Laroche s’est levé tard. Normal, il travaille de nuit. Il raconte aux enquêteurs avoir fait plusieurs trajets en voiture jusque chez sa tante, Louisette. Il est notamment allé acheter 150 bouteilles de vin au supermarché Champion et aussi dans un café pour récupérer ses gains du tiercé.

Mais sa belle-sœur, Murielle Bolle, raconte une autre version aux enquêteurs. Bernard Laroche devient le suspect principal. Inculpé, il est écroué. Mais le juge d’instruction reprend les éléments et décide de le libérer, les preuves n’étant pas suffisantes. Sauf pour Jean-Marie Villemin. A sa sortie de prison, le père de Grégory se rend chez Bernard Laroche et l’abat d’un coup de fusil.
Aumontzey (Vosges), le 10 juin 1985. Jean-Marie Villemin tient un fusil lors de la reconstitution du crime de Bernard Laroche.
Aumontzey (Vosges), le 10 juin 1985. Jean-Marie Villemin tient un fusil lors de la reconstitution du crime de Bernard Laroche. - STR / AFP

Fin de l’histoire jusqu’à ce jeudi 15 juin 2017. Si le procureur général de Dijon n’a jamais prononcé son nom, Bernard Laroche semble correspondre au signalement de cet homme, « portant une moustache », qui aurait « fait des repérages et des surveillances [autour de la maison des Villemin] les jours précédents les faits », d’après les derniers recoupements des enquêteurs. Des repérages au cours desquels il était parfois « accompagné d’une femme ».

Michel et Ginette Villemin, le frère et la belle-sœur​

Ginette Villemin (à gauche) et son mari, Michel, (à droite) en 2010.
Ginette Villemin (à gauche) et son mari, Michel, (à droite) en 2010. - JEFF PACHOUD / AFP

Michel est le frère de Jean-Marie Villemin. C’est le premier qui donne l’alerte de la disparition du petit Grégory. Il assure avoir reçu un coup de fil anonyme revendiquant le meurtre. « Souffrant d’analphabétisme, aigri et jaloux », selon les enquêteurs, il était sujet à des « crises nerveuses ». Les parents de Grégory ont toujours considéré que Michel et Ginette étaient, en fait, de possibles « corbeaux ».
Extrait de l'arrêt rendu en 1993 par la cour d'appel de Dijon.
Extrait de l'arrêt rendu en 1993 par la cour d'appel de Dijon. - COUR D'APPEL DE DIJON

Mais un rapport d’expertise daté de 1991 n’a fait état d’aucune analogie entre leurs écrits et ceux du corbeau. Michel est décédé en 2010. Ginette, âgée de 62 ans, a été libérée, jeudi soir, après un peu plus de 24 heures de garde à vue.

Marcel et Jacqueline Jacob, les grand-oncle et grand-tante​

La maison de Marcel et Jacqueline Jacob.
La maison de Marcel et Jacqueline Jacob. - Patrick HERTZOG / AFP

Ce sont les grand-oncle et grand-tante du petit Grégory. Marcel Jacob est, en effet, le frère de Monique Villemin, la mère de Jean-Marie. « Leurs emplois du temps le jour des faits n’ont jamais été clairs », se souvient un des enquêteurs de l’époque. Très proches de Bernard Laroche, ils ont aussi été suspectés pendant plusieurs années d’être les possibles « corbeaux » de l’affaire.

Les enquêteurs avaient vu juste. Ce jeudi 15 juin, le procureur général de Dijon a indiqué que Jacqueline Jacob avait été confondue par les progrès de la recherche en écriture. En réexaminant les choses, les gendarmes ont découvert qu’elle était l’auteur d’une lettre de menaces envoyée en 1983. Et il se pourrait qu’elle soit également l’auteur de la lettre de revendication du meurtre reçue par les parents Villemin le 17 octobre 1984, soit le lendemain de la découverte du corps de Grégory. « J’espère que tu vas mourir de chagrin, le chef… », indiquait alors la lettre.
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