Seb's forum
bienvenue sur le fofo des vacances ! XD

le numerus clausus augmente dans dix régions

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

le numerus clausus augmente dans dix régions

Message  tisiphoné le Mer 2 Déc - 8:07

02.12.2015

Pour lutter contre les déserts médicaux, la deuxième partie du pacte territoire santé prévoit la hausse du numérus clausus dans certaines régions avec 131 places supplémentaires au total.

«Je suis enchanté!» Comme leur doyen Patrice Diot, les étudiants en première année commune aux études de santé (PACES) de Tours peuvent se réjouir: lors de l’annonce de la deuxième partie de son pacte territoire santé le 26 novembre dernier, la ministre Marisol Touraine a annoncé l’augmentation du numerus clausus dans certaines régions. Et le Centre-Val-de-Loire est la première concernée, avec 20 places supplémentaires créées cette année à la faculté de Tours, soit 9% d’augmentation.

Le ministère a également annoncé la création de 7 places à Caen, 8 à Amiens, 10 à Lille et à Pointe-à-Pitre, 12 à La Réunion, 13 à Rouen, 15 à Dijon, 18 à Clermont-Ferrand et Grenoble. Avec ces 131 places supplémentaires, Marisol Touraine espère «garantir une présence médicale sur l’ensemble du territoire», notamment dans les régions «confrontées à une situation particulièrement difficile avec une densité médicale nettement inférieure à la moyenne nationale et une proportion importante de médecins âgés de plus de 55 ans.»


«Faire plus sans faire moins bien»


«Au début, nous avons été plutôt séduits par cette mesure, qui va évidemment plaire aux étudiants de PACES concernés», réagit Sébastien Foucher, président de l’Association Nationale des Etudiants en Médecine de France (ANEMF). «Mais au fond, cette augmentation du numerus clausus a un impact mineur et ne sera efficace que dans dix ans au mieux, le temps que les quelques étudiants supplémentaires finissent leur formation. Il n’y a pas d’effert sur le court terme, or c’est maintenant que nous sommes vraiment au creux de la vague.»

«Le message envoyé par le ministère est en outre très ambivalent: le problème n’est pas tant la quantité de médecins formés que la qualité de la formation», reprend Sébastien Foucher. «En dix ans, le numerus clausus a plus que doublé, mais le terrain d’études n’a pas changé: aujourd’hui, les étudiants en stage sont de plus en plus nombreux et de moins en moins encadrés. Suffit-il de former plus de médecins, mais moins bien préparés, pour régler le problème des déserts médicaux? Sûrement pas.

Voilà pourquoi cette mesure nous laisse dubitatifs...»


Un avis que ne partage pas le professeur Patrice Diot, doyen de la faculté de médecine de Tours. «Nous serons évidemment très attentifs à la qualité de formation: nous voulons faire plus sans faire moins bien, il n’est pas question de sacrifier la qualité de la formation, mais au contraire de repenser la scolarité des étudiants, notamment en diversifiant les terrains de stage, par exemple dans des cabinets de ville. Ce qui permettra en outre à nos étudiants de sortir de nos murs et de rayonner dans toute la région Centre-Val-de-Loire, qui est la dernière de France en terme de démographie médicale.»

Objectif 100% des étudiants en stage en médecine générale

Le souhait de Patrice Diot de diversifier les terrains de stage est d’ailleurs repris par le pacte territoire santé 2 de Marisol Touraine. La ministre voudrait ainsi qu’à l’horizon 2017, 100% des étudiants de 2e cycle réalisent au moins un stage en médecine générale. En outre, elle désire développer les stages des futurs médecins, et notamment les futurs gynécologues, ophtalmologues, dermatologues et pédiatres, en cabinet de ville et plus seulement à l’hôpital.

Le pacte territoire santé 2 vise aussi à faciliter l’installation des jeunes médecins dans les territoires fragiles. Le ministère s’est ainsi fixé un objectif de 1700 bourses versées d’ici 2017 dans le cadre des contrats d’engagement de service public (CESP). Aujourd’hui, plus de 1300 futurs médecins bénéficient déjà de cette allocation versée pendant leurs études, en échange de laquelle ils s’engagent à s’installer dans un territoire en manque de médecins au terme de leur formation.

«Chaque Français doit pouvoir trouver facilement un médecin près de chez lui»

Le dispositif des contrats de praticien territorial de médecine générale (PTMG), qui encourage l’installation de jeunes médecins dans de tels territoires en contrepartie d’une garantie de revenus et d’avantages sociaux, sera aussi revalorisé: d’ici 2017, le ministère compte doubler le nombre des 500 médecins en bénéficiant aujourd’hui. Autant d’actions visant à atteindre un objectif que Marisol Touraine résume en quelques mots: «Chaque Français doit pouvoir trouver facilement un médecin près de chez lui.»

Sébastien Foucher est d’ailleurs satisfait de ces mesures: «L’ensemble de ce plan est cohérent. Nous sommes très attachés au principe d’inciter les futurs médecins à s’installer dans les zones fragiles sans les contraindre; amplifier des dispositifs qui marchent bien comme le CESP ou le PTMG nous semble donc aller dans le bon sens». Seul regret pour le président de l’ANEMF: «Le plan aurait pu contenir quelque chose sur la couverture sociale des libéraux. Aujourd’hui, les jeunes craignent de devoir se passer de salaire en cas de maladie ou de maternité/paternité... Leur garantir une stabilité financière en inciterait sûrement plus d’un à franchir le pas.»

_________________
http://grumophone.labrute.fr/
http://grumophone.miniville.fr
avatar
tisiphoné
Admin

Nombre de messages : 10116
Localisation : face à la mer .....
Date d'inscription : 04/04/2008

Voir le profil de l'utilisateur http://sebsforum.forumsactifs.com/

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum