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Platini officiellement candidat à la présidence de la FIFA

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Platini officiellement candidat à la présidence de la FIFA

Message  tisiphoné le Mer 29 Juil - 20:00

29.07.2015

D'après les services de renseignement afghans, le chef des talibans serait décédé dans un hôpital de Karachi, au Pakistan, en 2013.

Il a été donné plusieurs fois blessé, malade ou mort. Mercredi matin, le décès du mollah Omar a été annoncé par la BBC et des journaux d’Islamabad, citant des responsables afghans et pakistanais anonymes. Le gouvernement de Kaboul a annoncé avoir lancé une enquête. En fin d’après-midi, le NDS (National Directory Services) a confirmé le décès du chef spirituel des insurgés afghans à l’Agence France-Presse (AFP). Les porte-parole des talibans, d’ordinaire prompts à réagir, avaient, eux, éteint leurs téléphones portables. Selon un chercheur afghan contacté à Kaboul, ils pourraient diffuser jeudi un communiqué démentant la mort de leur dirigeant.


D’où vient l’information ?


L’information remonte en réalité au 23 juillet. Le groupe Feday-e-Mahaz, une faction dissidente des talibans, jugée plus radicale, affirme sur son site internet que le mollah Omar a été tué en juillet 2013 par deux de ses lieutenants. Mais sans apporter de preuve. Quelques jours plus tard, le journaliste pakistanais Rahimullah Yousoufzai, spécialiste reconnu du mouvement taliban, affirme que l’organisation se déchire quant à la désignation du successeur du chef spirituel. Des dirigeants de premier plan refuseraient que l’actuel numéro 2, Akhtar Mohammad Mansour, prenne le relais et militent en faveur de la nomination de Mohammad Yacoub, fils aîné du mollah Omar.

Est-elle crédible ?

Oui. S’il s’est toujours drapé dans le secret, refusant interviews et photos, le mollah borgne n’a donné aucun signe de vie depuis un enregistrement audio de 2007. Seuls des messages écrits lui sont attribués chaque année à l’occasion de l’Aïd el-Fitr, la fête qui marque la fin du mois de jeûne du ramadan. En avril, les talibans ont cru nécessaire de publier sur leur site une longue hagiographie de leur dirigeant, affirmant qu’il poursuivait ses «activités jihadistes». Une manière de démentir les régulières annonces de sa mort, sans toutefois fournir la moindre preuve. Le 17 juillet, un nouveau communiqué a été publié. Le mollah Omar se déclarait favorable à la tenue de pourparlers de paix.

Pourquoi maintenant ?

L’annonce intervient alors que les négociations entre insurgés et responsables du gouvernement afghan viennent d’être relancées. Une nouvelle session de discussions était programmée à la fin de la semaine. Ce n’est pas la première fois que des dirigeants des deux parties se réunissent. Ils l’ont fait plusieurs fois ces dernières années, au Qatar, au Japon ou en France. Mais à chaque fois, selon des participants, il s’agissait de «négociations à propos des négociations». Le seul résultat concret fut la libération en mai 2014 de cinq responsables talibans de Guantánamo en échange du soldat américain Bowe Bergdahl, capturé en 2009 dans l’Est afghan alors qu’il était sorti sans autorisation de sa base. La ligne officielle insurgée restait qu’aucune négociation ne pourra se tenir tant que des soldats étrangers sont déployés en Afghanistan.

Mais pour la première fois, le 7 juillet, une rencontre entre des talibans et des représentants du gouvernement afghan s’est tenue, sous l’égide des Etats-Unis et de la Chine, au Pakistan. La plupart des dirigeants du mouvement taliban y sont installés et les chefs combattants y font des allers-retours. L’organe de direction se nomme même la choura de Quetta, ville du sud-ouest du pays. Une autre choura se tient à Peshawar, à la lisière des zones tribales. Islamabad et ses services secrets militaires (ISI, Inter-Services Intelligence) sont régulièrement accusés par Kaboul de financer et d’aider les talibans afin que l’Afghanistan reste un territoire instable qui pourrait servir de zone de repli en cas de conflit avec l’Inde, grand ennemi du Pakistan.

Cette question des négociations divise les talibans. Certains, tel le numéro 2, Akhtar Mohammad Mansour, y sont favorables. D’autres, comme Abdul Qayyum Zakir, responsable de la stratégie, les rejettent et restent partisans d’une poursuite des combats tant que Kaboul, contrôlé par les talibans de 1996 à 2001, ne sera pas repris.
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